L’étude met également en avant les dimensions des conditions de travail sur lesquelles les jeunes sont au contraire protégés par rapport aux 30-49 ans. Par exemple, ils éprouvent globalement moins de conflits de valeurs que leurs aînés et ressentent davantage la fierté du travail bien fait. Ils sont moins souvent amenés à effectuer un travail qu’ils désapprouvent. Ils disposent de plus de temps, d’informations, de formation et de l’appui de leurs collègues pour réaliser correctement leur travail. Concernant les rapports sociaux, ils vivent aussi moins de situations tendues avec leurs chefs ou les autres collaborateurs. En cas de difficultés, ils se sentent davantage aidés. Enfin, ils sont moins exposés au manque de reconnaissance.
Mais l’étude pointe aussi que ces scores diffèrent en fonction des niveaux de qualification. Plus ils sont diplômés, moins les contraintes physiques, le manque d’autonomie et, dans une moindre mesure, les contraintes horaires ou encore les rapports sociaux dégradés sont fréquents. Elles varient également en fonction des genres. Les jeunes hommes subissent ainsi davantage de contraintes physiques.