Interrogées sur l'évolution de leur exposition aux risques sur les cinq dernières années, les entreprises sont 48 % à se sentir plus exposées qu'avant au risque climatique, 49 % aux risques psychosociaux (RPS), 43 % aux troubles musculo-squelettiques et 23 % au risque routier. Concernant le risque de chute de hauteur, elles sont 34 % à se sentir « plus ou autant exposées » qu'avant.
Une perception accrue de certains risques qui pousse les entreprises à faire évoluer leurs politiques de prévention. Elles sont ainsi 80 % à avoir fait évoluer leur prévention concernant les chutes de hauteur (mise à disposition de matériel, formations…). À l’inverse, bien que cité comme l'un des risques ayant le plus augmenté, les RPS ne sont pas au cœur des actions des entreprises. Ainsi, 61 % d'entre elles admettent ne pas avoir fait évoluer leur politique de prévention de ces risques.
Si cette montée en puissance de la prévention est majoritairement approuvée par les professionnels interviewés, force est de constater que les TPE se montrent plus réservées. D’une part parce que les gérants de TPE ont moins l’impression d’avoir été plus exposés à des messages ou des sollicitations. D’autre part parce qu’ils restent perplexes quant à la capacité de leur entreprise à pouvoir répondre aux standards toujours plus élevés de mise en place/mise à jour d’outils et de procédures.
En effet, la question de la faisabilité pour le gérant de TPE de pouvoir dégager les moyens nécessaires pour institutionnaliser des procédures dans son entreprise a été posée. Car, sauf à avoir été accompagné par un organisme, le gérant compose, au coup par coup et au mieux, un dispositif de prévention dont il est conscient qu’il n’est pas optimal.
À ce jour, les gérants parviennent à répondre aux obligations légales premières… mais ne sont pas en mesure de s’assurer de leur application.