L’intérêt de l’étude est d’observer l’évolution de la sinistralité avant et après la mise en place d’actions de prévention. Les résultats sont nets : dans les établissements ayant engagé au moins une nouvelle action de prévention en 2016, la fréquence des accidents du travail baisse de 0,5 point entre 2014 et 2018. À l’inverse, elle augmente dans les établissements qui se contentent de poursuivre des actions existantes ou qui n’en mènent aucune.
L’effet est encore plus marqué dans les petits établissements. Parmi ceux de moins de 10 salariés ayant mis en place une ou plusieurs nouvelles actions de prévention, l’indice de fréquence baisse de 1,1 point entre 2014 et 2018. Dans les établissements de 250 salariés ou plus, l’évolution est nulle. L'explication avancée par la Dares : dans les grandes entreprises, la prévention est quasiment systématique (91 % ont mis en œuvre de nouvelles actions) et les marges de progression réduites. Dans les TPE, au contraire, la démarche de prévention singularise les établissements dotés d'une « culture de prévention plus développée » et son effet sur la sinistralité se révèle d'autant plus marqué.
ACTU Dares oct 2026
Toutes les actions n’ont toutefois pas le même impact. La baisse la plus forte est observée lorsque l’établissement met à disposition de nouveaux équipements de protection individuelle, avec une diminution de 0,6 point. Le recours à une expertise extérieure et l’élaboration d’un nouveau plan de prévention sont également associés à une réduction de la sinistralité. Ces résultats confirment l’intérêt, pour les entreprises du BTP, de combiner solutions techniques, organisation du travail et accompagnement spécialisé.