La mauvaise nouvelle se confirme pour l’artisanat du bâtiment : l’activité, qui avait fortement rebondi en post-Covid, est en berne désormais, avec un recul pour le cinquième trimestre consécutif. « La conjoncture politique et économique, incertaine au niveau national mais aussi international, pèse sur la confiance des ménages et des entreprises, d’où des répercussions sur l’activité du secteur », explique Sylvie Montout, adjointe à la direction économique de la Capeb, lors de la conférence de rentrée le 4 septembre. Et cela pourrait encore durer. Malgré quelques indicateurs incitant à l’optimisme – le niveau d’inflation faible, les taux d’intérêt en baisse, la hausse des montants de crédits à l’habitat et celle des ventes dans l’immobilier ancien –, cela ne se traduit pas encore sur le marché de l’artisanat du bâtiment. « Pour autant, le recul de l’activité ralentit avec -4,5 %, contre -5 % au premier trimestre et -6 % au dernier trimestre 2024 », relève Jean-Christophe Repon, président de la Capeb.
Si l’on y regarde de plus près, la situation est tout de même contrastée. Au deuxième trimestre 2025, c’est le secteur de la construction neuve qui est toujours le plus en difficulté (-9 % en glissement annuel). Le niveau global des mises en chantier a augmenté de 2,9 % entre juillet 2024 et juin 2025 par rapport à l’année précédente, mais cela cache le recul de 15,1 % des mises en chantier de maisons individuelles – qui concernent plus particulièrement l’artisanat du bâtiment. Le secteur de l’entretien-rénovation se stabilise à la baisse (-1,5 % seulement), y compris pour les travaux de performance énergétique (-1,5 %). Ce repli affecte les carnets de commandes : 68 jours d’activité garantie – un indicateur en recul et bien en deçà de la moyenne des 84 jours en 2017-2020 (soit avant le Covid).
Consulter la note de conjoncture sur le site de la Capeb.