Dans les nouvelles organisations du travail à venir, les acteurs de la prévention vont devoir adapter leurs pratiques, souligne le document. Les préventeurs seront amenés à faire évoluer leurs méthodes d’intervention pour chercher à faire intégrer les enjeux de santé et sécurité au travail aux orientations stratégiques des entreprises. Les modalités de leurs interventions pourraient être de plus en plus tournées vers l’accompagnement, d’une part, des transformations technico-organisationnelles des entreprises et, d’autre part, vers l’instauration d’un dialogue social et professionnel au sein des organisations où ils interviennent.
Face à des effectifs hétérogènes, le travail de prospective souligne également que les préventeurs devront savoir exploiter les données collectées sur les lieux de travail et auprès des travailleurs à des fins de prévention collective. Ces évolutions impliquent une multidisciplinarité des profils de préventeurs qui, au-delà de leur expertise technique (en chimie, ergonomie, acoustique…), devront disposer de compétences sur les technologies et leurs implications sur l’organisation du travail, mais également de connaissances sur la gestion, l’économie ou la sociologie des organisations.
« En explorant les transformations futures du travail, l’INRS apporte une aide utile aux décideurs, aux préventeurs, aux acteurs de la santé au travail afin qu’ils puissent préparer l’avenir, identifier les besoins, les difficultés qu’il faudra surmonter et les points sur lesquels il faudra être vigilant », conclut le Dr Bernard Salengro, médecin du travail APST-BTP et vice-président de cette journée.
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Consulter le rapport « Le travail en 2040. Modalités de pilotage, enjeux de santé et sécurité au travail »