Des plus et des moins, des choses à améliorer : c’est la conclusion d’un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur l'innovation en santé au travail. Il porte sur les facteurs favorables et les freins à l’innovation dans le système de santé au travail, c’est-à-dire les nouveautés permettant d’améliorer le niveau du service : qualité, efficacité, efficience.
Rappelons qu’il existe en France 176 SPST interentreprises, 35 SPST du régime agricole, et 414 SPST autonomes intégrés dans les entreprises de plus de 500 salariés ayant fait ce choix (chiffres 2 023).
Les professionnels des SPST suivent 20,4 millions de travailleurs, dont un million d’intérimaires. Au cours de l’année 2023, 8,9 millions de salariés ont bénéficié d’un suivi individuel :
- Dans 54 % des cas, réalisé par le médecin du travail.
- Dans 46 % des cas par les Idest (infirmier en santé au travail).
Dans un contexte de pénurie de médecins du travail, la loi du 2 août 2021, dernière grande réforme qui réorganise la gouvernance de la santé au travail, a développé des délégations de visites aux infirmiers diplômés d'État en santé au travail : visites de mi-carrière, d'information et de prévention, visites initiales et périodiques, etc.
Les dépenses des entreprises en faveur de la prévention, qui associent les contributions aux services de médecine du travail et leur prise en charge directe, sont estimées à 2,2 milliards d'euros, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).