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    En résumé

    Le bruit fait partie du quotidien des artisans et salariés du BTP. Sur les chantiers et dans les ateliers, de nombreux outils et machines sont bruyants  : meuleuses, marteaux, scies et burins... Mais à long terme, l’exposition prolongée à un niveau sonore élevé peut avoir diverses répercussions sur la santé et engendrer une diminution de la capacité auditive, une surdité ou des problèmes cardiaques. Bouchons d’oreille, coquilles anti-bruit, barrières acoustiques… Il existe divers dispositifs de protection.

    Les protections auditives constituent l'une des solutions pour se protéger du bruit. Les protections auditives constituent l'une des solutions pour se protéger du bruit. © OPPBTP

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    Boite à outils Covid-19

    Le bruit : un risque omniprésent dans le BTP

    Marteau piqueur, pistolet de sablage, chariot élévateur, masse, perceuse… Les sources de bruit sont multiples sur un chantier.

    Le bruit caractérise un son perçu comme désagréable. Cette sensation peut être liée à l’intensité d’un son, à sa fréquence, au fait qu’il soit très aigu ou, au contraire, très grave, qu’il soit répétitif, permanent, etc. Il peut réduire les capacités auditives mais il peut avoir aussi des conséquences sur l’état psychologique et atteindre des organes vitaux comme le cœur.

    Le risque est réel pour tous les professionnels du bâtiment et des travaux publics, du terrassier au maçon en passant par le canalisateur, le peintre ou le couvreur.

    Pour évaluer les risques, vous devez prendre en compte le niveau sonore et la durée d’exposition au bruit.

    Les mesures préventives vont de la suppression ou de la réduction du bruit à la diminution de l’exposition.
    Il existe des protecteurs individuels contre le bruit (PICB) comme les bouchons d’oreille ou les coquilles anti-bruit, et des mesures de protections collectives tels que les plots anti vibratiles ou les barrières acoustiques. Il est également conseillé de privilégier les outils électriques, moins bruyants que les outils à moteur thermique.

    Utiliser un disque approprié à la découpe du béton et en bon état réduit la durée de la découpe et donc l'exposition au bruit.

    Un risque sous-évalué

    Utilisation d’un brise-roche, d’une disqueuse, d’une scie circulaire, d’un marteau-piqueur… Sur les chantiers, certains outils et machines sont particulièrement bruyants. Pourtant les professionnels du BTP ont tendance à minimiser ce risque.

    Pour évaluer si un bruit est problématique, vous devez prendre en compte plusieurs données : le niveau sonore, la fréquence et la durée d’exposition. D’autres paramètres peuvent entrer en jeu. Si la position de l’opérateur par rapport à la source est déterminante, l’environnement peut aussi avoir une influence : certaines pièces, de grand volume, favorisent la propagation du bruit. Du matériel vétuste ou mal entretenu peut également se révéler plus bruyant. Une lame mal aiguisée d’une machine à bois va par exemple siffler.

    Les seuils d’exposition au bruit

    La réglementation a fixé des niveaux d’exposition à partir desquels des mesures doivent être prises.

    Ces seuils sont déterminés en fonction de deux données : l’exposition moyenne quotidienne (notée Lex, 8h) et le niveau de crête, c’est-à-dire l’exposition instantanée à un bruit très court, comme celui d’un marteau sur de la tôle (notée Lp,c).

    À partir de 81 db d’exposition moyenne et de 135 dB de crête, des PICB doivent être mis à disposition des salariés.

    Lorsque ces niveaux atteignent respectivement 85 et 137 dB, un programme de réduction d’exposition au bruit doit être mis en œuvre.

    Lorsque la valeur limite d’exposition est atteinte (fixée à 87 dB d’exposition moyenne et un niveau de crête de 140 dB), des mesures de réduction du bruit doivent être immédiatement adoptées.

    Le niveau sonore d’un poste de travail dans le BTP

    Il existe des tests simples pour évaluer le niveau sonore d’un poste ou d’une situation de travail :

    • Si vous devez élever la voix pour communiquer avec un collègue situé à 1 mètre : le risque est élevé.
    • Si vous devez crier pour vous faire entendre d’un collaborateur à 2 mètres de distance, le niveau sonore est évalué à au moins 85 dB : le risque est avéré.

    A noter

    Il existe diverses applications pour smartphones qui permettent de mesurer le bruit. 

    Une fois le niveau sonore évalué, l’objectif est d’identifier les sources de bruit : provient-il de machines ? d’outils ? est-il lié à de la coactivité ? le bruit est-il régulier ? continu ? permanent ? ou au contraire de courte durée, mais intense ?

    Pensez à évaluer tous les postes de travail concernés, qu’il s’agisse d’un salarié en contact direct avec le bruit ou d’un autre qui travaille à proximité d’une source bruyante.

    Machines, outils et environnement bruyants

    Dans le BTP, le bruit provient principalement de l’utilisation des outils, machines et engins de chantier. Mais il peut aussi être lié à l’environnement de travail. La coactivité et l’intervention d’une équipe dans un environnement bruyant peuvent aussi engendrer du bruit.

    L’utilisation d’outils et de machines bruyantes en atelier et sur les chantiers

    Équipements de forage, de battage, de palplanche,… Les professionnels des travaux publics sont particulièrement exposés au bruit élevé des équipements qu’ils utilisent. Les outils à air comprimé émettent des sons particulièrement élevés.

    Dans le bâtiment, les équipes interviennent avec du matériel souvent moins puissant mais néanmoins bruyant. Les machines fixes ou portatives à bois, à métaux, à PVC, les équipements à moteur thermique, les outils à main comme le marteau ou le pistolet de scellement, les véhicules et autres engins motorisés sont autant de sources de bruit.

    À titre d’exemple, un perforateur produit un son de 105 dB, une scie à sol, de 106 dB, une brise roche hydraulique, de 103 dB, une meuleuse, de 100 dB, une disqueuse de 94 dB, une bétonnière de 85 dB, un compresseur de 69 dB…

    Travailler dans un environnement bruyant

    Vous pouvez aussi avoir à intervenir dans un environnement bruyant.

    Du fait de la présence de machines qui tournent en permanence, les ateliers où sont confectionnées les menuiseries en bois et ceux où sont fabriquées les charpentes métalliques sont particulièrement bruyants.

    Travailler aux abords de voies de circulation peut aussi comporter des risques. Des constructeurs de voirie qui réalisent des travaux à proximité d’une autoroute sont confrontés au bruit de leur machine, mais également au moteur des voitures. Qu’il s’agisse de routes, de voies ferrées ou d’aéroports, les axes de transports sont des environnements bruyants.

    La coactivité peut aussi être source de bruit. Un peintre qui intervient sur un mur tandis qu’un maçon utilise un perforateur dans une pièce adjacente, un électricien qui installe un réseau de gaines à côté d’un charpentier équipé d’un marteau, sont eux aussi confrontés au bruit.

    Des conséquences à divers niveaux

    Le bruit, s’il est quotidien et qu’il atteint des niveaux élevés, peut avoir des conséquences sur votre santé et sur celle de vos collaborateurs. De la fatigue auditive à la surdité, en passant par le stress et les troubles cardiaques, le bruit est responsable de troubles divers.

    Des effets sur la capacité auditive 

    Le bruit peut engendrer une fatigue auditive se caractérisant par des sifflements ou des acouphènes. L’exposition prolongée à un environnement bruyant peut détruire les cellules de l’oreille et aboutir à une surdité légère, moyenne et, au dernier stade, irréversible.

    Les troubles auditifs ont des impacts indirects : ils peuvent altérer le travail (communication difficile avec les collègues, stress, baisse de concentration et de vigilance) et la vie sociale.

    Des impacts sur l’état psychologique et sur le cœur 

    Le bruit peut provoquer du stress, de l’anxiété et avoir des répercussions sur le sommeil. Parce qu’il est source de stress, il peut par ailleurs favoriser les troubles cardiovasculaires. Les salariés exposés au bruit sont aussi souvent plus affectés par des problèmes d’hypertension.

    Juridique

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