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A59 - La formation et le suivi médical de vos salariés intérimaires

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Une formation indispensable au poste de travail

L’arrivée d’un salarié intérimaire nécessite une formation pratique sur les spécificités du poste qu’il aura à occuper ainsi que sur celles du chantier. Ce temps consacré à former les nouveaux venus est loin d’être perdu ! Il est le gage d’une meilleure sécurité et d'efficacité dans le travail.

Faites réaliser cette formation par une personne de l’entreprise qui connaît bien le poste et possède des qualités pédagogiques.

L’intérimaire doit avoir une parfaite connaissance :

  • des consignes et modes opératoires de l’entreprise pour travailler en sécurité,
  • des risques et nuisances du poste de travail, et des mesures de prévention liées,
  • du fonctionnement des dispositifs de sécurité,
  • de la circulation des engins et des personnes,
  • de l’utilisation des appareils de levage et de manutention.

Qu’est-ce que le PASI, passeport sécurité intérim ?

Vous pouvez privilégier le recrutement d’intérimaires détenant le PASI : passeport sécurité intérim. Ce dispositif a été créé pour dispenser au personnel intérimaire une formation de 2 jours sur les risques génériques du BTP. A l’issue de cette formation, l’intérimaire passe un test permettant, en cas de réussite, d'obtenir le passeport. Adressez-vous à une agence d’intérim proposant le dispositif PASI, cela vous assurera qu’elle est bien dans une démarche sécurité. Valable 10 ans, le PASI ne nécessite pas d’être repassé à chaque mission.

Précisez bien dans la fiche de liaison, si vous le souhaitez, que le personnel mis à votre disposition soit titulaire du PASI.

Une formation renforcée pour les postes à risques

Pour assurer la sécurité des salariés, le Code du travail stipule que les salariés en CDD et les intérimaires n’ont pas le droit d’exécuter certains travaux dangereux les exposant à des agents chimiques dangereux ou aux rayonnements ionisants.

La loi prévoit également que si ces personnels sont affectés à des postes de travail présentant des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité, ils doivent bénéficier d’une formation renforcée à la sécurité ainsi que d’un accueil et d’une information adaptés.

La liste des postes à risques est fixée par l’entreprise après avis du médecin du travail et du CSE.

Une circulaire DRT90/18 du 30 octobre 1990 permet d’aider les entreprises à identifier les postes exposant aux risques particuliers et à les regrouper en 5 catégories :

  1. les travaux de maintenance,
  2. les travaux sur machines dangereuses,
  3. les postes exposant aux risques soumis à un suivi individuel renforcé,
  4. les postes nécessitant une habilitation ou une autorisation de travail de la part de l’employeur,
  5. les postes ayant été à l’origine d’accidents du travail, d’incidents répétés ou de maladies professionnelles.

Testez les acquis

Effectuez une évaluation à l'issue de la formation et vérifiez que le travailleur a bien compris et assimilé les consignes. Évaluez la prise en main du poste à travers des tests ou des mises en situation. Pensez à formaliser cette évaluation dans un document.

Remettez également à l’intérimaire une attestation de formation à l’issue de cette dernière.

La visite d’information et de prévention

Le suivi de santé des intérimaires vous concerne tout comme l’agence d’intérim.

La visite d’information et de prévention (VIP) est assurée par l’agence de travail temporaire. Mais, avec votre accord, elle peut également faire réaliser ces visites par :

  • le service interentreprises de santé au travail à proximité du lieu de mission de l’intérimaire,
  • le service de santé au travail de votre entreprise.

Mettre en place un suivi individuel renforcé

Si la mission de l’intérimaire est considérée comme à risque, le travailleur bénéficie d’un suivi individuel renforcé. Cette visite est réalisée avant l'embauche par le médecin du travail de l'entreprise d'intérim si l’emploi est à risque.

En revanche, si le travailleur intérimaire est affecté, en cours de mission, à un poste présentant un risque particulier et qu’il n’a pas bénéficié d'un suivi individuel renforcé, c’est à vous d’organiser la visite médicale d'aptitude, et au besoin les examens complémentaires.

Les postes à risques sont ceux qui exposent les salariés aux catégories suivantes :

  • l’amiante,
  • le plomb,
  • les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction dits agents CRM,
  • les agents biologiques des groupes 3 et 4,
  • les rayonnements ionisants,
  • le risque hyperbare,
  • le risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage d’échafaudages.

Doivent également bénéficier d’un suivi individuel renforcé les postes qui demandent un examen d’aptitude tels que :

  • la conduite de chariots automoteurs, d’engins de chantier, plates-formes élévatrices, grues,
  • les travaux nécessitant une habilitation électrique,
  • les jeunes âgés de moins de 18 ans effectuant des travaux dangereux soumis à dérogation,
  • la manutention manuelle de charge de plus de 55 kg qui ne peuvent être portés mécaniquement.

Vous pouvez aussi ajouter à ces risques, tous ceux que vous aurez vous-même identifiés dans votre entreprise.

A l’issue de l’examen, le médecin du travail délivre au salarié un avis d’aptitude ou d’inaptitude.

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