Le 22 mai, le Ministère du travail a publié son instruction annuelle relative à la gestion des vagues de chaleur.
Les mesures qu’elle contient tiennent compte des évolutions issues du décret et de l’arrêté du 27 mai 2025, et de leur mise en œuvre, notamment les seuils de vigilance jaune, orange et rouge du dispositif « canicule » de Météo-France pour la protection des travailleurs lors d’épisodes de chaleur intense.
A chaque niveau de vigilance, défini localement, l’employeur doit renforcer les mesures de prévention à mettre en œuvre.
L’employeur doit toujours déployer des mesures générales telles que l’évaluation des risques liés à la chaleur, l’information et la formation des travailleurs sur les risques liés aux expositions aux fortes chaleurs et aux mesures de prévention et de secours, l’organisation du travail et son adaptation aux pics de fortes chaleurs, et mettre à la disposition des travailleurs des équipements de travail et de protection limitant l’impact de la chaleur.
En fonction des pics de chaleurs atteints, l’employeur doit déployer des mesures complémentaires, destinées à protéger les travailleurs contre les effets du soleil lorsqu’ils travaillent à l’extérieur et fournir de l’eau potable et fraiche tout au long de la journée.
Sur les chantiers du BTP, chaque travailleur doit bénéficier d’au moins 3 litres d’eau fraiche par jour et avoir accès à un local ou à un aménagement de chantier permettant de se protéger des effets climatiques.
Afin d’assurer le déploiement de ces mesures de prévention, elles doivent figurer dans les modes opératoires des entreprises, mais aussi dans leur PPSPS ou leur plan de prévention.
En cas d’impossibilité d’organiser le travail de façon à protéger efficacement les travailleurs contre les fortes chaleurs, ou de mettre en œuvre des mesures de prévention suffisantes pour atteindre cet objectif, les entreprises peuvent recourir au dispositif de chômage intempéries.