La loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026 (dite « loi Neuder ») crée une stratégie nationale pluriannuelle de lutte contre les maladies cardio‑neuro‑vasculaires et renforce plusieurs dispositifs de prévention, dont certains impactent directement la santé au travail.
Intégration explicite de la prévention des maladies cardio‑neuro‑vasculaires dans les missions des SPST
Les SPST contribuent à la réalisation d’objectifs de santé publique afin de préserver, au cours de la vie professionnelle des travailleurs, un état de santé compatible avec leur maintien en emploi. Pour ce faire, ils participent notamment à des campagnes de vaccination et de dépistage.
La loi du 27 juillet 2026 prévoit désormais que les SPST participent également aux campagnes de dépistage des maladies cardio-neuro-vasculaires (article L4622-2 du Code du travail).
Elle permet aussi aux SPST de mener leurs actions d’information et de sensibilisation en partenariat avec différents acteurs :
Des associations agréées de prévention en santé ;
Des communautés professionnelles territoriales de santé ;
Des étudiants en santé dans le cadre du service sanitaire ;
Des mutuelles, des institutions de prévoyance, des entreprises d’assurance ou, plus largement, tout organisme dont l’objet comprend la promotion de la santé et la prévention.
Renforcement de la visite de mi‑carrière sur les risques cardio‑neuro‑vasculaires
La loi élargit également les objectifs de la visite de mi-carrière, organisée dans l’année civile où le travailleur atteint 45 ans (ou à une échéance différente déterminée par accord de branche).
Jusqu’ici, cette visite visait à apprécier l’adéquation entre le poste et l’état de santé du travailleur, à évaluer son risque de désinsertion professionnelle et à le sensibiliser au vieillissement au travail et à la prévention des risques professionnels.
Désormais, le salarié doit également être sensibilisé à certains enjeux de santé publique susceptibles d’affecter sa santé au travail, notamment aux facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires (tabagisme, excès de consommation d'alcool, sédentarité, obésité, cholestérol, diabète, maladie rénale chronique et hypertension artérielle).
Lors de cette visite, le médecin du travail doit donc sensibiliser les salariés aux facteurs de risques cardio‑neuro‑vasculaires et leur proposer un dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires et des maladies cardiaques structurelles (article L4624-2-2 du code du travail).