Dernière mise à jour le : 11/06/2026
En cas d’exposition professionnelle au plomb, le Code du travail impose notamment à l’employeur la mise en place de mesures d’hygiène (articles R4412-156 à R4412-159 du Code du travail). L’employeur a l’obligation de mettre à disposition deux vestiaires collectifs : un vestiaire réservé aux vêtements de ville et un second affecté aux vêtements de travail, séparés par une douche d’hygiène. Il doit par ailleurs veiller à ce que les travailleurs ne mangent ni ne fument avec leurs vêtements de travail.
Le Code du travail ne précise pas d’autres mesures de protection collective (MPC) à mettre en place en présence de plomb. De plus, faire un parallèle systématique avec d’autres obligations pour la gestion de particules, comme les fibres cancérogènes, n’est pas toujours pertinent.
Dans le cas du plomb, on doit gérer des poussières qui ont tendance à sédimenter et non des fibres qui, quant à elles, ne sédimentent pas (en comparaison). Dans le dernier cas, on comprend aisément qu’imposer un confinement dynamique (aéraulique) présente un intérêt. Plus ce renouvellement est élevé, plus on diminue l’empoussièrement au poste de travail (outre le fait d’imposer un mouvement d’air et une filtration, l’efficacité est renforcée par l’apport d’air extérieur à la zone, non contaminée). Or, concernant le plomb, nous ne disposons pas de retours d’expérience. Aussi, on peut s’interroger : en présence de poussières de plomb, de trop grands renouvellements d’air en zone confinée n’augmentent-ils pas le risque de remettre en suspension ce type de particule ?
Si des renouvellements d’air sont mis en œuvre, il faudra veiller, en particulier, à avoir un sens de l’air allant du haut vers le bas (de la tête vers les pieds).
En fonction des différents dispositifs (captage à la source, humidification, confinement statique, utilisation de sacs à manches…) mis en place par l’entreprise à partir de son évaluation des risques, seules des mesures d’empoussièrement organisées (régulièrement) par celle-ci permettent d’affiner l’efficacité du couple MPC/techniques.