Les tours d’étaiement comprennent généralement quatre poteaux porteurs. Contrairement aux étais de génie civil, les poteaux sont éloignés les uns des autres. Ils sont reliés par des membrures, qui augmentent la raideur au flambement. Les dimensions vont de 0,70 à 2,20 mètres. On rencontre couramment des dimensions transversales de 1, 1,20 ou 1,50 mètre. Les tours échelles sont constituées sur deux plans par des montants en forme d’échelle, reliés entre eux par des membrures de contreventement.
En général, les tours d’étaiement utilisées en génie civil ont des cadres triangulaires. Ce sont des systèmes de contreventement plus efficaces que les cadres en échelle, qui permettent de reprendre des charges plus importantes.
La note technique NT24 de la Cramif concerne les tours échelles et les tours d’étaiement qui se caractérisent par une hauteur comprise entre 2,50 et 6 mètres. Ce document a été réalisé pour améliorer ce matériel notamment en matière de sécurité des utilisateurs. Les tours ainsi conçues sont qualifiées de MDS (montage et démontage en sécurité).
Les dispositions suivantes ont été reprises dans la norme NF P93-551de mai 2016, dans le paragraphe « Exigences fonctionnelles et dispositions constructives » :
- Les opérations de montage ou de démontage doivent pouvoir s’exécuter en sécurité collective eu égard au risque de chute de hauteur vers l’extérieur de la tour (protection latérale).
- Les éléments de composition de la base doivent permettre l’accès facile à l’intérieur de la tour. Deux classes sont définies, en fonction des planchers : A1 avec planchers couvrant toute la surface, espacés verticalement tous les 2 mètres de haut, ou A2 avec planchers couvrant la moitié de la tour, espacés verticalement tous les 1,50 m maxi en alternance.
- Les échelles d’accès peuvent être intégrées à l’ossature ou rapportées. La section et l’espacement des échelons sont définis.
- Trois classes de protections latérales sont définies suivant le diamètre de la sphère qu’elles peuvent arrêter : 0,47 m (RL1), 0,60 (RL2), 0,75 (RL3).
- Le plancher du dernier niveau de la tour doit occuper la totalité de la surface et être équipé d’une trappe et d’une protection latérale.
- La tour assemblée doit pouvoir être déplacée à la grue. Elle doit comporter des points de levage identifiés intégrés (classe G1) ou rapportés (classe G2). Pour rester solidaires, les composants doivent être verrouillés entre eux par des dispositifs intégrés aux composants (classe G1) ou à défauts rapportés (classe G2).
- Les plateaux doivent répondre aux critères de charge demandés pour un échafaudage de classe 3 et reprendre une charge répartie de 200 daN/m2. Ils doivent être antidérapants. Les plateaux doivent être munis d’un dispositif antisoulèvement à mise en place automatique. Ils comportent une ouverture de 0,45 x 0,60 mètre équipée d’une trappe auto-rabattable s’ouvrant latéralement par rapport à l’échelle et ménageant une garde à main.
- Les tours doivent pouvoir être reliées par des passerelles, équipées de garde-corps, pour permettre le passage d’une tour à l’autre, constituant ainsi un platelage lorsque les tours sont reliées en plot.
- Les vérins de pied et de tête doivent être en acier, quel que soit le matériau constitutif de la tour. L’épaisseur nominale des plaques d’appui doit être d’au moins 8 mm. La surface des plaques d’appui en pied doit être d’au moins 185 cm² et sa largeur minimale de 140 mm. La longueur de recouvrement minimale doit mesurer 25 % de la longueur totale de la tige ou 150 mm (la valeur la plus grande doit être choisie). À noter que la charge conventionnelle de service est calculée avec la sortie des vérins de pied et de tête au maximum, quelle que soit la classe de la tour.
Pour connaître la valeur exacte de la charge admissible, il faut consulter la notice du fabricant, qui indiquera la charge de service unique correspondant à une tour d’au moins 6 mètres de hauteur et une tour d’un cadre de haut, avec une sortie des vérins de tête et de pied maximale, soumise à un vent de service exerçant une pression de 20 daN/m² (environ 65 km/h).
Certains fabricants comme Mills proposent des dispositifs qui permettent la construction d’un plancher continu en tête des tours, juste en dessous du coffrage, afin d’effectuer les tâches de pose et d’enlèvement du coffrage en toute sécurité.
Plateforme de travail continueCe fabricant propose également de réaliser des plans en 2D et en 3D ainsi que la nomenclature complète du matériel à commander, via le logiciel Neomi 3D. Il permet de générer des dessins de structure directement exploitables dans les logiciels Autocad ou Revit. On peut ainsi vérifier en amont du chantier que le plan est conforme aux besoins et que la livraison de matériel sur chantier sera bien préparée. Cela permet de respecter le Code du travail, qui impose un plan et une note de calcul pour les étaiements de plus de 6 mètres de hauteur.
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