Dans tous les cas où cela est possible, l’OPPBTP conseille de privilégier la mise en place d’un échafaudage de pied ancré à la façade, afin d’assurer la protection des opérateurs en bas de pente mais aussi le long des rampants. Dans ce cas, le fabricant de l’échafaudage devra certifier la capacité de son matériel à assumer cette fonction et indiquer, notamment, la répartition et la résistance de chacun des ancrages de l’échafaudage à la façade. Une étude d’adéquation est à établir dans ce cas par l’entreprise afin de formaliser ses besoins.
La mise en place d’un échafaudage de façade peut également être envisagée par le maître d’ouvrage, et/ou son CSPS, voire privilégiée, car ce matériel est plus adapté aux différentes configurations de façades et de toitures (décrochements, brisis, etc.) et aux besoins de chaque entreprise, si et seulement si l’harmonisation des besoins, et leur mutualisation ont pu être formalisées dans l’adéquation de l’échafaudage.
Le garde-corps du dernier niveau de l’échafaudage devra comporter une protection intermédiaire (grille rigide ou filet de sécurité) et répondre aux caractéristiques des garde-corps de classe B ou C selon la pente de la toiture.
Garde-corps
Lorsque l’échafaudage périphérique ne peut être retenu comme moyen de protection et si le garde-corps est le moyen de protection sélectionné, qu’il s’agisse de travaux neufs, de travaux de réhabilitation, rénovation ou d’interventions ultérieures sur un ouvrage, il existe plusieurs modalités de fixation de garde-corps adaptées pour les rives de pignon.
Pour rappel, selon la norme NF EN 13374 relative à la conception et aux méthodes d’essai des protections périphériques provisoires, les garde-corps périphériques temporaires de chantier doivent comprendre une lisse haute et une lisse intermédiaire, pouvant être couplée ou remplacée par une protection intermédiaire (structure treillis ou filet de sécurité) ainsi qu’une plinthe, montés sur des potelets. Les dispositifs peuvent être fabriqués comme un ensemble monobloc.
Un garde-corps est à considérer comme un ensemble, composés de ses lisses, des protections intermédiaires, des potelets, mais aussi des platines/inserts et fixations.
Selon la norme, les garde-corps se déclinent en trois classes différentes, A, B et C, et sont conçus et différenciés pour résister à des efforts qui varient selon l'angle d'inclinaison de la surface de travail par rapport à l'horizontale et de la hauteur de chute possible.
Les garde-corps utilisés en bas de versants de toitures sont de classes B, voire C (ils doivent donc comporter une protection intermédiaire : grille rigide ou filet de sécurité) :
- les garde-corps de classe C lorsque l’angle d’inclinaison de la surface de travail par rapport à l’horizontale est compris entre 30° et 45° sans limitation de hauteur de chute, ou entre 45° et 60° et que la hauteur de chute est inférieure à 5 mètres.
Nota : Dans le cas des versants de toiture, afin de faciliter le choix des protections collectives adaptées et afin de partager une définition favorisant les démarches de prévention, les hauteurs de chutes définies dans la norme NF EN 13374 (2 et 5 mètres) pourront être assimilées à la longueur du rampant (sens perpendiculaire à la gouttière).