• Dispositions générales de fixation
Le choix de la protection collective temporaire à mettre en place en rive de pignon de toiture doit faire l’objet d’une évaluation préalable des risques liés à son montage et à son adéquation avec les travaux à réaliser. Les dispositifs d’ancrage du garde-corps doivent être compatibles et adaptés, en formes et dimensions, à la structure d’accueil à laquelle ils seront fixés.
La structure ainsi que le système de garde-corps utilisé doivent pouvoir résister aux efforts statiques et dynamiques qui sont décrites dans la norme NF EN 13374.
Pour cela, une vérification préalable de la résistance de la structure d’accueil est nécessaire soit par le calcul soit par des essais.
Les voiles maçonnés (blocs en béton, briques en terre cuite, blocs de béton cellulaire…) étant des ouvrages relativement fragiles, les perçages destinés à faire traverser les dispositifs d’ancrage doivent être réalisés avec soin dans les joints, à la perceuse, afin de ne pas fragiliser les matériaux d’accueil.
La mise en œuvre d’une plaque ou barre de répartition de surface suffisante entre l’écrou ou le papillon de serrage et le mur est nécessaire pour assurer une bonne répartition des efforts sur ce dernier. En ouvrage neuf, la pose de fourreaux PVC, lors du montage au niveau des joints de maçonnerie, destinés au passage ultérieur des tiges d’ancrage, est une solution à privilégier car elle évite de fragiliser la maçonnerie lors du perçage.
Les fourreaux, dans lesquels sont enfichés les potelets de garde-corps et faisant partie des dispositifs fixés à la structure d’accueil, doivent être équipés d’un dispositif de verrouillage (goupille, boulon, etc.) permettant d’assurer une liaison mécanique entre ces deux éléments. En effet, une pente trop forte du plan de travail ou une longueur de fourreau insuffisante pourrait, sans dispositif de blocage, contribuer à faire sortir le potelet du fourreau en cas de sollicitation du garde-corps. Pour cette même raison, l’OPPBTP déconseille d’insérer directement les potelets dans des trous percés dans la structure d’accueil.
Quel que soit le système de garde-corps utilisé, le fabricant est tenu de préciser dans une notice les exigences concernant leur mise en place sur la structure d’accueil (distance entre les ancrages, modalités de fixation, etc.) ainsi que les efforts en jeu au niveau de l’interface garde-corps/support.
• Fixation dans un voile maçonné
Si le voile de pignon est réalisé en maçonnerie, il convient au préalable de s’assurer qu’il est porteur. S’il s’agit de maçonnerie de remplissage non porteuse, il est nécessaire qu’elle soit rigidifiée par des chaînages verticaux et horizontaux, ainsi que par des arases de pointe de pignon en béton armé, afin de pouvoir reprendre les efforts exercés en haut du mur lors de la sollicitation du garde-corps.
En complément, une note de calcul et d’essais peut être établie pour s’assurer de la résistance du support.
• Fixation dans un ouvrage existant (réhabilitation)
Suivant le type (béton, brique, plâtre, etc.) et l’état du support, des campagnes de sondages peuvent être effectuées afin de s’assurer de leur résistance et ainsi du bon maintien de l’ensemble garde-corps en cas de sollicitation et du respect des tolérances de déformation dimensionnelle des garde-corps spécifiées dans la norme NF EN 13 374.
Installation des filets
Une attention particulière sera donnée aux filets installés sur les garde-corps. Ceux-ci doivent être en bon état (sans déchirure, maille cassée, brûlure, …), tendus pour éviter tout mou et fixés aux garde-corps côté toiture, en parties hautes (sur le potelet) et basses (sur le support de potelet).