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    Mise en œuvre et utilisation des plates-formes de travail

    La réalisation des murs de maçonnerie requiert de travailler sur des plates-formes de travail temporaires. Ces postes de travail en hauteur sont soumis à des prescriptions réglementaires. Ils doivent être mis en œuvre et utilisés sous la direction d’une personne compétente et par des opérateurs formés. Par ailleurs, ces plates-formes doivent être régulièrement vérifiées selon les mesures prescrites par le fabricant. Mêmes précautions lors de leur démontage.

    Différents types de plates-formes temporaires

    Pour réaliser un mur de maçonnerie, les professionnels ont le choix entre différents équipements. À commencer par la table de maçon fixe, que l’on manutentionne à l’aide d’un chariot élévateur ou d’une grue. Selon les modèles, elle peut être juxtaposable, réhaussable ou encore superposable.

    Table de maçon. Table de maçon. ©DR

    Plate-forme à ciseaux

    Il en va d’ailleurs de même pour la plate-forme élévatrice à ciseaux. Manutentionnable à l’aide d’une grue, celle-ci offre l’avantage de stocker et de lever, à hauteur de travail, le personnel ainsi que les matériaux nécessaires. En outre, elle est suffisamment spacieuse pour offrir aux maçons un large espace de travail. Comme sa hauteur peut être réglée finement, cet équipement mobile supprime les postures contraignantes telles que le travail bras levés.

    Échafaudages de pied ou sur tréteaux

    En complément à cette liste viennent les échafaudages de pied et sur tréteaux. Ces deux équipements sont couramment utilisés comme poste de travail par les maçons.

    Pour garantir leur stabilité au sol, ces échafaudages requièrent la pose de semelles de répartition en bastaings. Pour les planchers, il est préférable d’opter pour des éléments préfabriqués, à la norme NF EN 12811, classes 2 à 6. Le choix de la classe tient compte des charges qui seront appliquées aux planchers (personnel + matériel).

    Enfin, pour éviter les chutes, le vide entre le bord du plancher et le mur en construction doit être inférieur à 20 cm.

    Préférer les modèles à manivelle

    Concernant les échafaudages à tréteaux, il est conseillé d’adopter les modèles à manivelle. Ces derniers ont pour particularité d’élever avec précision les plateaux à hauteur voulue, sans effort important. La capacité de levage (100 à 150 kg) est indiquée par le fabricant. Par ailleurs, pour empêcher les chutes, il est nécessaire de prévoir un garde-corps constitué d’une main-courante sur chacun des côtés.

    Sécuriser les échafaudages à pied contre le renversement

    De leur côté, les échafaudages de pied fixes concernent la réalisation de murs maçonnés de grande hauteur ou de pointes de pignon. Le choix de l’équipement dépend de nombreux critères. Parmi lesquels, la hauteur de travail et des planchers, l’accès du personnel, l’approvisionnement de matériaux, la charge admissible et la stabilité de l’échafaudage. Pour éviter le risque de renversement, les échafaudages doivent être ancrés sur des lests dans le plancher béton ou amarrés à la structure porteuse. Enfin, pour accéder aux étages supérieurs, il peut être judicieux d’intégrer un escalier d’accès extérieur.

    Les plates-formes à mâts en alternative aux échafaudages de pied

    Les plates-formes se déplaçant sur un ou deux mâts verticaux constituent une alternative à l’échafaudage de pied. En effet, plus la hauteur et la surface des murs à maçonner sont importantes, plus cet équipement de travail se révèle rentable. Notamment en termes de diminution des manutentions liées au montage et au démontage des échafaudages et d’élévation des matériaux. En outre, la charge transportée peut aller jusqu’à 5 tonnes. Quant à la longueur de la plate-forme, elle peut aller au-delà de 30 mètres.

    Sur le même thème, voir également:

    Plate-forme élévatrice de type ciseaux. Plate-forme élévatrice de type ciseaux. ©DR

    Réglementation sur les échafaudages

    Le Code du travail prévoit notamment que les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction d'une personne compétente et par des travailleurs qui ont reçu une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées (article R4323-69).

    En outre, il est précisé que les matériaux constitutifs des éléments d'un échafaudage doivent être d'une solidité et d'une résistance appropriées à leur emploi (article R4323-72 du même Code).

    A noter, aucun échafaudage ne peut demeurer en service s'il n'a pas fait l'objet depuis moins de trois mois d'un examen approfondi de son état de conservation. Cet examen implique des vérifications techniques concernant notamment la présence et la bonne installation des dispositifs de protection collective et des moyens d'accès et l'absence de déformation permanente ou de corrosion des éléments constitutifs de l'échafaudage pouvant compromettre sa solidité (arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages et modifiant l'annexe de l'arrêté du 22 décembre 2000 relatif aux conditions et modalités d'agrément des organismes pour la vérification de conformité des équipements de travail).

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