La protection des étancheurs intervenant en toitures-terrasses est assurée par des garde-corps fixés généralement sur un acrotère bas. Lorsqu’aucun garde-corps permanent n’est prévu et présent sur le bâtiment, des garde-corps provisoires sont à installer pour toute la durée des travaux.
Caractéristiques des garde-corps périphériques
Les garde-corps périphériques rigides sont constitués d’une lisse située entre 1 m et 1,10 m de hauteur par rapport au plan de travail (étanchéité terminée), d’une sous-lisse située à mi-hauteur et d’une plinthe de 0,10 à 0,15 m s’il n’existe pas d’acrotère pour remplir cette fonction. La norme NF EN 13374+A1 définit les garde-corps temporaires lors de la construction et de l’entretien des bâtiments,
Les protections périphériques, spécifiques aux travaux d’étanchéité en toiture dont la pente est inférieure à 10°, comprennent une lisse haute au moins à 1 m du plan de travail (étanchéité terminée), une protection intermédiaire constituée d’un filet, des potelets et la plinthe constituée par la forme du support (acrotère, costière, etc.) ou une plinthe de butée. La norme NF P 93-355 spécifie les exigences auxquelles ils doivent répondre.
La lisse haute métallique comporte un système anti-déboîtement et peut reposer sur deux appuis (avec un entraxe de 1,50 m) ou trois appuis (avec deux entraxes de 1,50 m). Elle comprend accessoirement des parties reliées aux potelets pour les angles.
L’écart maximum entre deux potelets est de 1,50 m. Ces montants, en tube d’acier rond ou carré, comprennent des dispositifs de maintien de la lisse haute et de la ralingue haute du filet (systèmes à clavette ou équivalent, anneaux d’accrochage). Ils sont conçus pour ne pas retenir l’eau et sont fixés dans ou sur la construction.
La protection intermédiaire est constituée d’un filet et comprend une ralingue périphérique permettant de l’accrocher en parties haute et basse. Il répond aux exigences suivantes :
- arrêter une personne de 90 kg se déplaçant en direction du dispositif à une vitesse de 2 m/s ;
- avoir une durabilité après mise en service de 2 ans ;
- résister aux intempéries et aux UV ;
- avoir une traçabilité (marquage, références fabricant, etc.) et disposer d’une notice du fabricant.
Les supports de potelets permettent de relier le potelet à la structure du plan de travail. Ils sont fixés à cette structure par pincement (serrage par vis), chevillage ou fixation mécanique. Ils reçoivent les potelets par emboîtement et permettent d’accrocher la ralingue basse du filet et la plinthe si nécessaire. Ces dispositifs sont conçus de façon à éviter aux opérateurs de se pencher lors de la mise en place des potelets.
Ces dispositifs peuvent être permanents intégrés à la construction. Particulièrement recommandés, ils assurent une bonne fixation des montants et peuvent être réemployés pour les travaux d’entretien. Il en existe plusieurs types : douilles métalliques scellées dans l’acrotère, fourreaux métalliques fixés par scellement (ou par chevilles) sur les faces de l’acrotère, points d’ancrage multifonctions scellés dans la partie haute de la façade du bâtiment et également destinés à supporter des échafaudages de couvreurs et des surfaces de recueil.
Ces dispositifs peuvent être de serrage par vis, se bloquant sur l’acrotère ; ils sont conçus pour se visser du côté de la terrasse. Ils ne doivent pas pouvoir se desserrer. Afin de ne pas gêner le travail et la circulation du personnel, ils doivent avoir un encombrement réduit sur la terrasse impliquant que le dispositif de réglage est opposé au dispositif de serrage.