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    L'organisation du chantier d'étaiement d'un balcon

    Situés en façade extérieure au bâtiment, les balcons sont des plates-formes massives, en béton armé le plus souvent, qui requièrent des mesures de prévention strictes lors de leur mise en œuvre.

    Les opérateurs ne sont jamais à l'abri d'un effondrement, une retombée de charges ou une chute de hauteur au moment de la pose des étais.

    Balcons isolés, filants sur la façade, superposés, avec ou sans allège béton, avec ou sans retombée béton... Après retrait complet de l'étaiement, les efforts exercés dans un balcon mis en service varient selon qu'il est conçu en porte-à-faux ou sur appuis extérieurs.

    Cette diversité d'ouvrages conduit à des modes opératoires adaptés pour sécuriser l'étaiement des balcons.

    Préparation du terrain

    L'étaiement repose sur le sol, au rez-de-chaussée, à l'extérieur du bâtiment. L'aménagement du sol pour stabiliser les assises doit offrir une résistance uniforme et compatible avec la charge, de façon à éviter l’enfoncement de la tour étai.

    Sa mise en œuvre nécessite l’aménagement d’espaces accessibles et dégagés pour installer le matériel.

    Le terrain naturel est à proscrire. La surface est horizontale, correctement nivelée et soigneusement compactée.

    Calcul de l’étaiement

    Un plan d’étaiement est réalisé par le service méthodes ou le bureau d’études de l’entreprise.

    Le nombre de points d’appui, l’espacement des étais et les charges à reprendre par appui sont calculés en fonction de la géométrie du balcon, de sa masse et de la résistance de la zone d’appui.

    Les dimensions des cales et leur type de pose sont calculés en prenant en compte de la charge et de la portance du sol.

    La note de calcul tient compte de la répartition des charges sur les assises. Le centre de gravité du balcon doit se superposer, si possible, au centre de gravité de l’étaiement.

    Le choix du matériel d'étaiement et du dispositif de maintien

    Le dispositif de contreventement

    Un dispositif autostable est privilégié. Pour stabiliser l’ouvrage contre les rafales de vent et protéger les compagnons, seul un matériel contreventé verticalement et horizontalement est indiqué.

    • Pour une hauteur d’étage inférieure à 3 mètres : utilisez des tours-étais ou des tours d’étaiement.
    • Pour une hauteur d'étage supérieure à 3 mètres : utilisez des tours d’étaiement à montage et démontage en sécurité équipées de planchers, de garde-corps et d’un moyen d’accès sécurisé.
    • N’utilisez pas de trépieds car ils n’assurent pas le contreventement contre les efforts horizontaux exercés en tête de l’étaiement.
    • Utilisez des fourches adaptées aux poutrelles de façon à les centrer et les caler symétriquement.

    Les cas particuliers

    • Pour réaliser des voiles de façade, utilisez des plates-formes de travail en encorbellement (PTE). Installé en porte-à-faux, ce plancher de travail en hauteur sécurise la circulation du personnel, la réception des matériaux, le support aux coffrages et divers matériels. Le fabricant doit livrer le manuel d'utilisation et l’opérateur doit avoir suivi une formation spécifique à l'utilisation de la plate-forme PTE.
    • Pour réaliser des balcons filants sur la longueur de la façade, privilégiez les tables à balcon préfabriquées et entièrement colisables.
    • Les balcons préfabriqués requièrent des systèmes d’étaiement spécifiques qui justifient leur résistance et leur adéquation.

    Les méthodes de montage de l’étaiement

    • Conformez-vous aux notices fournies par les fabricants.
    • Respectez les plans d’étaiement.
    • Pour les matériels d’étaiement spécifiques conçus par les entreprises, respectez les modes opératoires élaborés par les entreprises.

    L’amarrage de l'étaiement au bâtiment assure la stabilité définitive de l’ensemble. Il revient au bureau d’études de définir le nombre, la répartition et la nature des points d'ancrage. Il existe deux méthodes :

    • l’amarrage sur les parties solides de l’ouvrage, au moyen de tiges filetées traversant les éléments de façade en béton armé ;
    • l’amarrage sur des étais simples verticaux (par étais tirant-poussant) : ils nécessitent un ancrage efficace aux planchers BA et sont reliés à l’étaiement du balcon par un dispositif adapté.

    Le démontage de l’étaiement en sécurité

    Lorsque le balcon du dernier niveau a atteint sa résistance nominale, le démontage partiel ou total du matériel d’étaiement peut s’effectuer, toujours depuis le niveau le plus haut vers le bas.

    Les protections collectives contre les chutes de hauteur

    Les garde-corps sont déterminants. Ils doivent être adaptés à la configuration du balcon et au mode opératoire.

    Les principaux dispositifs sont :

    • Garde-corps définitif du balcon préfabriqué mis en place au sol avant levage.
    • Garde-corps provisoire monté au sol dans des inserts incorporés au balcon à la préfabrication.
    • Garde-corps provisoire fixé sur les filières d’étaiement.
    • Garde-corps provisoire intégré à un outil coffrant (table à balcon ou PTE, par exemple).

    Quel que soit le type de garde-corps provisoire mis en œuvre, son implantation doit permettre la mise en place en sécurité du garde-corps définitif.

    Prévoyez un décalage de position entre le garde-corps provisoire et le garde-corps définitif.

    L'utilisation ultérieure des balcons

    Afin d'éviter tout risque d'effondrement, l'utilisation de recettes à matériaux adaptées est préconisée pour les phases d’approvisionnement, stockage ou déchargement. En effet, les palettes de matériaux du gros œuvre ou des corps d’état secondaires peuvent surcharger le balcon au-delà des valeurs admissibles pour lesquelles il a été conçu.

    Réglementation relative aux travaux réalisés à partir d'un plan de travail

    Les travaux temporaires en hauteur doivent être réalisés à partir d'un plan de travail conçu, installé ou équipé de manière à préserver la santé et la sécurité des travailleurs. À noter, le poste de travail doit permettre une exécution des travaux dans des conditions ergonomiques (article R4323-58 du Code du travail).

    La prévention des chutes de hauteur à partir d'un plan de travail doit être assurée :
    1° Soit par des garde-corps intégrés ou fixés de manière sûre, rigides et d'une résistance appropriée, placés à une hauteur comprise entre un mètre et 1,10 m et comportant au moins :
    a) Une plinthe de butée de 10 à 15 cm, en fonction de la hauteur retenue pour les garde-corps ;
    b) Une main courante ;
    c) Une lisse intermédiaire à mi-hauteur ;
    2° Soit par tout autre moyen assurant une sécurité équivalente (article R4323-59 du Code du travail).

    Si jamais cette prévention ne peut être mise en œuvre, des dispositifs de recueil souples sont installés et positionnés de manière à permettre d'éviter une chute de plus de trois mètres (article R4323-60 du Code du travail).

    Enfin, lorsque des dispositifs de protection collective ne peuvent être mis en œuvre à partir d'un plan de travail, la protection individuelle des travailleurs est assurée au moyen d'un système d'arrêt de chute approprié ne permettant pas une chute libre de plus d'un mètre ou limitant dans les mêmes conditions les effets d'une chute de plus grande hauteur (article R4323-61 du Code du travail).

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