Situés en façade extérieure au bâtiment, les balcons sont des plates-formes massives, en béton armé le plus souvent, qui requièrent des mesures de prévention strictes lors de leur mise en œuvre.
Les opérateurs ne sont jamais à l’abri d’un effondrement, une retombée de charges ou une chute de hauteur au moment de la pose des étais.
Balcons isolés, filants sur la façade, superposés, avec ou sans allège béton, avec ou sans retombée béton… Après retrait complet de l’étaiement, les efforts exercés dans un balcon mis en service varient selon qu’il est conçu en porte-à-faux ou sur appuis extérieurs.
Cette diversité d’ouvrages conduit à des modes opératoires adaptés pour sécuriser l’étaiement des balcons.
Préparation du terrain
L’étaiement repose sur le sol, au rez-de-chaussée, à l’extérieur du bâtiment. L’aménagement du sol pour stabiliser les assises doit offrir une résistance uniforme et compatible avec la charge, de façon à éviter l’enfoncement de la tour étai.
Sa mise en œuvre nécessite l’aménagement d’espaces accessibles et dégagés pour installer le matériel.
Le terrain naturel est à proscrire. La surface est horizontale, correctement nivelée et soigneusement compactée.
Calcul de l’étaiement
Un plan d’étaiement est réalisé par le service méthodes ou le bureau d’études de l’entreprise.
Le nombre de points d’appui, l’espacement des étais et les charges à reprendre par appui sont calculés en fonction de la géométrie du balcon, de sa masse et de la résistance de la zone d’appui.
Les dimensions des cales et leur type de pose sont calculés en prenant en compte de la charge et de la portance du sol.
La note de calcul tient compte de la répartition des charges sur les assises. Le centre de gravité du balcon doit se superposer, si possible, au centre de gravité de l’étaiement.