La première démarche consiste à installer un anémomètre à l’endroit le plus significatif du chantier, en général le sommet de la grue à tour. Cet appareil de mesure délivre un avertissement dès que le vent atteint un seuil suffisamment bas pour vous laisser le temps de placer le chantier en sécurité, et, si vous êtes abonné, de vous informer auprès des services de Météo France afin de connaître les prévisions des valeurs des vitesses de pointe sur le site concerné.
Chaque type d’équipement et de partie d’ouvrage de gros œuvre possède ses propres contraintes au regard des effets du vent : référez-vous à la notice du constructeur.
En ce qui concerne les grues à tour, votre vigilance s’exercera sur la surface au vent de la charge manutentionnée.
Pour les banches, il existe des limites minimales de stabilité au-delà desquelles celle-ci doit être assurée selon les préconisations du manuel d’instruction.
Quant aux ouvrages en maçonnerie, c’est leur hauteur qui conditionnera les mesures à prendre pour garantir leur stabilité. La vérification de la stabilité des ouvrages en béton armé s’impose par une note de calculs à formaliser, préalablement à leur exécution. Des moyens de stabilisation complémentaires sont à formaliser dans le Plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS).
Pour des éléments préfabriqués en complément des autres types d’ouvrages, vous prendrez les précautions liées à la stabilisation des éléments préfabriqués à la fois lors des étapes de stockage et de mise en œuvre.
Pour connaître les effets sur terre des différentes vitesses moyennes de vent, vous pouvez vous référer à l’échelle de Beaufort.