Les gestes répétitifs

Gestes répétitifs

Le travail répétitif est caractérisé par la répétition d’un même geste, à une cadence contrainte, imposé ou non par le déplacement automatique d’une pièce ou par la rémunération à la pièce, avec un temps de cycle défini. Selon la loi, c'est un facteur de pénibilité.
Si de nombreuses activités du BTP ne correspondent pas strictement à cette définition du Code du travail, il est important de mesurer dans le temps si nos activités peuvent engendrer des troubles musculo-squelettiques (TMS). La prévention prend alors tout sont sens. D’autant que les TMS, risques différés s’il en est, totalisent quelque 90 % des maladies professionnelles avec arrêt dans le BTP.
Dossier en cours de mise à jour

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Actualité

Le facteur "gestes répétitifs" fait partie des facteurs de pénibilité pris en compte au titre des rythmes de travail. Il est entré en vigueur en 2015.

Consulter le dossier "pénibilité et conditions de travail"

Suite à des propositions émises dans le rapport « Lanouzière » remis au Gouvernement en septembre 2015, la définition du travail répétitif a été modifiée.

Le travail répétitif est désormais celui "caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte".
Pour être pris en compte au titre de la pénibilité, ce travail répétitif doit être effectué pendant au moins 900 heures par an :

  • Pour un temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes, à la réalisation de 15 actions techniques ou plus par temps de cycle,
  • Pour un temps de cycle supérieur à 30 secondes, un temps de cycle variable ou en l’absence de temps de cycle, à la réalisation de 30 actions techniques ou plus par minute.

On entend par "action technique" des actions manuelles telles que saisir, positionner, placer, insérer, pousser, appuyer, visser, tirer, frapper, couper, retirer, abaisser, clipper, encoller, enrubanner, spatuler …
On entend par "temps de cycle " la période au cours de laquelle une suite d’actions, de gestes … est effectuée, et qui sont répétés de façon identique ou très similaire. La durée d’un cycle est mesurable, elle peut être fixe ou variable. Le décret introduit deux notions supplémentaires : une distinction selon la durée du cycle (inférieure ou supérieure à 30 secondes), et un nombre d’actions techniques effectuées au cours du cycle.
On entend par cadence contrainte, une cadence de travail imposée par un équipement de travail ou par un temps de mise en oeuvre d’un matériau, d’un produit …
Ce facteur de pénibilité était entré en vigueur en 2015 sur la base de sa définition antérieure et devra être pris en compte, pour les expositions survenues à partir du 1er janvier 2016, sur la base de sa nouvelle définition.

A retenir
Le traitement par le Chef d’entreprise de l’exposition aux facteurs de pénibilité de ses salariés, doit être associé à la démarche de prévention menée par ailleurs. Comme pour les autres risques identifiés dans le DUER (Document unique d’évaluation des risques), c’est au sein du plan d’action conjoint, et sur cette base, que l’entreprise trouvera les moyens de prévention, collectifs ou individuels, permettant de réduire l’exposition des salariés.
En savoir plus sur l'évaluation des risques et le document unique

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