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    Entreprise La Sirolaise

    © Frédéric Vielcanet

    La Sirolaise de Construction est une affaire de famille depuis trois générations. Et pas une petite, au regard des multiples activités déployées au cœur de six métiers complémentaires. Comme le précise Stéphanie Bres, petite-fille du créateur Jean Bres et responsable de la filière matériaux de l’entreprise : « L’activité chantier est bien sûr au centre de nos activités : pose de réseaux secs, d’assainissement et d’eau potable, terrassement de masse, enrochement, mise en œuvre de blocs calcaire et blocs béton qui sont produits sur notre carrière, construction de murs poids… Nous regroupons de nombreuses compétences et un fort savoir-faire au sein de l’entreprise, car nous multiplions des métiers qui s’imbriquent. Ainsi, nous offrons une grande polyvalence et, grâce à cela, nous sommes retenus par les plus grands opérateurs pour leurs projets dans les Alpes-Maritimes. » Active sur tous les fronts, notamment dans les vallées dévastées par les accidents météorologiques de l’automne dernier, La Sirolaise se démarque par une organisation reposant sur une gestion globale, identique pour toutes ses activités, ses équipes et ses métiers. « Nous regroupons une trentaine d’équipes travaux, travaillant tout le temps, de façon concentrée avec les mêmes moyens, précise Nicolas Roland, le responsable QSE de la maison. C’est un vrai challenge, mais tout le monde est impliqué, du manœuvre au directeur d’exploitation et ce de la même manière que ce soit sur les sujets d’environnement ou de prévention. »

    Une maîtrise complète

    Car la Sirolaise a ceci de particulier : l’entreprise travaille avec ses propres machines, qu’elle connaît, entretient et répare dans ses ateliers, et dont les conducteurs sont formés directement par les constructeurs. « Nous travaillons entre nous, avec des personnes qui ont leurs habitudes, reprend Nicolas Roland. C’est un peu exclusif : il y a des phases de chantier où il n’y a plus que nous. C’est une économie circulaire et les compétences de nos employés, acquises et développées au sein de l’entreprise, permettent une maîtrise du début à la fin. » L’élaboration d’un chantier avec autant de compétences assure ainsi une maîtrise complète : chaque réponse est préparée avec les méthodologies de chaque entité, vérifiées et adaptées en fonction de la demande. L’entreprise utilise également le retour d’expérience des équipes travaux vers son bureau d’études afin de les avertir sur les choix méthodologiques, les risques et complications déjà rencontrés auparavant. Car l’une des plus grandes expériences de l’entreprise repose sur son histoire et sa connaissance du terrain géologique. « La région des Alpes-Maritimes est particulière, et faire de la prévention, c’est aussi savoir où nous mettons les pieds. Nous savons où nous avons déjà creusé et ce qu’il est possible ou non de faire. Cette connaissance du terrain est irremplaçable. » L’entreprise capitalise sur ce savoir-faire et le met à la disposition de tous, par le biais d’outils numériques favorisant la communication entre les équipes chantier. « L’idée est d’aller à l’essentiel, de se raconter les bonnes choses, de se transmettre les bons paramètres. L’acquisition d’un outil spécifique et le développement d’une technique particulière ont du sens : c’est pour mieux travailler, pour être plus efficace, plus productif et se mettre moins en danger. »

    La culture du partage au cœur de l’entreprise

    « Nous pouvons tous compter les uns sur les autres, souligne Stéphanie Bres. Nos petites équipes s’appuient sur l’engagement et le savoir-faire des collègues. » Une organisation développée auprès de tous qui profite à la performance globale. Pour autant, cette culture ne date pas d’hier. « Je suis cette entreprise et ses entités depuis quinze ans, précise Jean-Claude Triboulin, conseiller prévention OPPBTP du secteur. Dès le départ, il y a eu une volonté de la direction de mettre en place des actions pour la prévention sécurité et cela contribue à faire passer beaucoup de messages. Les actions de sensibilisation et de formation que nous avons proposées ont toujours été prises en compte : diagnostics, démarches de progrès, bilans… » Et au moment du regroupement de toutes les entités, « tout ce qui remontait de la base a été déployé dans tous autres les secteurs », se félicite la responsable.

    Article paru dans Prévention BTP n°248, février 2021-p.22-25.

    Bilan performance

    L’emploi d’aimants pour la manutention s’est généralisé*. Leur usage a débuté sur les chantiers afin de simplifier et sécuriser le déplacement des plaques de franchissement, chaque matin et soir. Seul le conducteur de la machine suffit pour l’opération.

    *Voir sur www.preventionbtp.fr :

    - la vidéo « 

    ».

    Les conducteurs de poids lourds les utilisent pour les transferts de matériels et de matériaux avec les grues et les opérateurs en maintenance de l’atelier s’en servent pour déplacer les grosses pièces de carrosserie.

    Coût d’un aimant : entre 800 et 1 200 euros.

    Mettre tout le monde au même niveau de connaissance

    Les actions déployées et les investissements effectués au sein de La Sirolaise concilient autant la productivité que la sécurité, à tous les niveaux et dans tous les secteurs de l’entreprise. Tour d’horizon avec Nicolas Roland, le responsable QSE.

    Comment assurer l’implication de tous dans une entreprise aux activités si variées ?

    La culture de la prévention doit être au même niveau partout dans l’entreprise pour abaisser les chiffres de l’accidentologie. Il ne faut pas distinguer les entités en fonction de leur productivité ou de la dangerosité de leur activité. Chaque action mise en place dans une entité est appliquée immédiatement dans une autre avec le concours des représentants du personnel, impliqués dans la révision du document unique. Ainsi, il y a une montée en compétences régulière de chaque salarié, dans une culture globale pour l’entreprise et pas uniquement pour son propre travail.

    Comment faire pour maintenir cet équilibre auprès de tous ?

    Il y a l’économie de la prévention : jamais un euro n’est dépensé soit pour la productivité, soit pour la prévention. C’est un investissement global. Par exemple, nous avons cherché une trancheuse innovante parce qu’elle a concouru à plus de productivité et de sécurité dans la méthodologie de travail qu’avec une trancheuse traditionnelle. Et nous avons formé nos personnels pour l’utiliser.

    Il y a une montée en compétence régulière de chaque salarié, dans une culture globale.

    Nicolas Roland

    Il n’y a pas que l’investissement technologique ?

    Non bien sûr, il y a aussi les formations et les audits : nous allons à la rencontre de nos équipes afin d’évaluer les conditions de sécurité et de prévention. Nous faisons des rapports auprès de leur management en leur indiquant les axes de progression et d’amélioration. Les directeurs des différentes branches s’auditent également les uns les autres. Cela leur permet de percevoir la façon dont un collègue organise pour eux les transports ou le traitement des matériaux par exemple. Et chacun intègre les contraintes de celui qui travaille avec lui.

    La Sirolaise NIcolas Roland, QSE
    Nicolas Roland, responsable QSE

    De formation ingénieur et ancien responsable d’exploitation chez Sita Méditerranée, Nicolas a développé une implication de chaque employé dans la prévention-sécurité, de façon très pédagogique, dès son arrivée en mai 2014.

    La méthodologie appliquée

    ● Pour le traitement des sols, l’entreprise a multiplié les solutions. L’acquisition d’une stabilisatrice spécifique qui décompacte la terre en y ajoutant un liant hydraulique – de la chaux ou du ciment – avant de la remettre en place améliore les caractéristiques du sol en utilisant la matière existante.

    ● Nul besoin de pelles d’excavation ni de rotations de camions pour éliminer le matériau et venir le substituer par un matériau de carrière. La machine, pilotée au centimètre près, dispose d’une trémie inversée qui évite la dispersion du produit au-delà de la zone travaillée.

    ● La production de poussières est aussi limitée grâce à l’emploi d’une chaux spéciale dite sans poussières. Résultats : logistique améliorée, déplacements routiers réduits de 70 %, interventions en milieu urbain maîtrisées, économies d’énergie et de ressources naturelles, personnels protégés.

    La Sirolaise-Trancheuse

    L’économie de la prévention passe par la formation mais aussi par le choix d’équipements technologiques spécifiques, comme cette trancheuse.

    L’aimant est un équipement bénéfique pour les conditions de travail. Utilisé d’abord sur le chantier, son usage s’est ensuite étendu à la manutention lors des livraisons et dans les ateliers.

    La Sirolaise - L’aimant améliore les conditions de travail.
    La Sirolaise-Outils numériques.

    L’utilisation des outils numériques s’est généralisée afin d’assurer un échange d’informations optimal.

    L'entreprise œuvre dans de nombreux domaines : terrassement, réseaux ainsi que sur leurs sites, production de blocs en carrière, recyclage de matériaux…

    La Sirolaise. Recyclage de matériaux.

    La Sirolaise travaille avec ses propres machines, ici pour les travaux de terrassement.

    La Sirolaise Travaux de terrassement

    Cette stabilisatrice a été choisie pour ses caractéristiques à la fois favorables au rendement sur le chantier et profitables à la sécurité et la protection des personnes et de l’environnement.

    La Sirolaise-Stabilisatrice

    Article paru dans PréventionBTP n°248 de février 2020, p. 34-37.

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