On estime un empoussièrement (selon une source fiable ou des retours d’expérience) correspondant au niveau II et inférieur à 800 f/L. Au regard du facteur de protection assigné (FPA), de la VLEP et conformément à l’instruction 238 du 16 octobre 2015 de la DGT, l’appareil de protection respiratoire retenu est un masque ventilé assisté dont le FPA est égal à 60.
Pour un port de moins de six heures par jour et sous réserve que les paramètres initiaux de l’opération demeurent inchangés, les conditions retenues permettent théoriquement de garantir le respect de la VLEP.
Dans cette situation, un calcul quotidien systématique du respect de la VLEP n’apparaît pas nécessaire dès lors :
- Qu’un contrôle initial documenté a été réalisé ;
- Que les conditions de chantier restent conformes aux hypothèses retenues ;
- Et qu’aucune évolution susceptible de modifier l’exposition réelle des travailleurs n’est constatée.
En revanche, toute évolution des paramètres de l’opération (augmentation de l’empoussièrement mesuré, modification des vacations, changement des conditions de réalisation des travaux, évolution des résultats métrologiques, etc.) doit conduire l’entreprise à réexaminer le respect de la VLEP ainsi que l’adéquation des moyens de protection retenus.
Ainsi, si l’empoussièrement attendu est égal à 559 f/L avec un masque ventilé assisté porté pendant 6h/j, mais qu’en réalité, l’empoussièrement mesuré est de 848 f/L pendant 4h30, l’entreprise doit réévaluer les conditions d’exposition des travailleurs et vérifier si cette situation est susceptible de caractériser une exposition accidentelle.
En savoir plus :
Voir la méthodologie pour contrôler le respect de la VLEP proposée par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) : « Note technique n°23 - Amiante : recommandations pour vérifier le respect de la VLEP », Hygiène et sécurité du travail, juin 2013.
En cas de dépassement de la VLEP, la fiche d’exposition accidentelle du salarié devra être renseignée conformément aux dispositions réglementaires applicables.