Avant toute chose, il est important de définir ce qu’est un ouvrage provisoire. Le fascicule 65 ne donne pas de définition d’un ouvrage provisoire mais dresse une liste des ouvrages concernés.
Une définition des ouvrages provisoires est partagée par la SNCF dans le livret SNCF IG90033. Il définit les règles de conception, de réalisation et de contrôle des ouvrages provisoires aux conditions propres aux ouvrages du domaine ferroviaire : « Sont considérés comme ouvrages provisoires, les structures, dispositifs, ou engins - à l’exclusion des engins de manutention - nécessaires à l’exécution d’ouvrages définitifs comme éventuellement à leur réparation ou leur démolition. Les ouvrages provisoires sont des constructions ou des dispositifs dont la durée de vie est faible en regard de la durée de vie escomptée des ouvrages de génie civil. »
Cette définition s’accompagne d’une liste d’ouvrages à prendre en compte qui complète celle du fascicule 65.
Les équipements suivants sont donc à considérer comme des ouvrages provisoires :
- Les étaiements ou cintres destinés à supporter ou soutenir la structure en cours de réalisation ;
- Les matériels spéciaux liés aux procédés (coffrages glissants et grimpants, équipages mobiles, coffrages « tunnel », etc.), à l'exclusion des engins de manutention ;
- Les échafaudages de service et plateformes de travail ;
- Les dispositifs de protection vis-à-vis des risques de chutes d'éléments ou de matériels, et des risques de chocs accidentels ;
- Les dispositifs de brêlage provisoire, en particulier par barres de précontraintes ou équivalent ;
- Les appuis provisoires type camarteaux, massifs, semelles, (y compris leurs éventuelles fondations profondes ou semi-profondes) ;
- Les blindages de fouilles, les soutènements, les batardeaux.
Les équipements suivants, nécessaires aux travaux de montage, ne sont pas considérés comme des ouvrages provisoires :
- Les engins de manutention ;
- Les accessoires de levage tels que élingues, pinces auto-serrantes, clés de levage ;
- Les treuils, vérins, câbles, haubans et moufles ;
- Les contrepoids ;
- Les pontons, les nacelles mobiles de chantier.
Les catégories d’ouvrages provisoires
Les ouvrages provisoires sont classés en deux catégories : les ouvrages simples à faible niveau de risque sont rangés dans la deuxième catégorie, tous les autres en première catégorie.
Le niveau de risque se mesure en fonction de plusieurs critères :
- Le niveau de risque vis-à-vis des tiers ;
- Le degré de complexité ;
- Le niveau de qualité ;
- L'impact sur l'ouvrage à réaliser.
La classification des ouvrages provisoires peut figurer au sein des pièces du marché. Dans le cas contraire, le titulaire du marché soumettra la liste des ouvrages provisoires et leur catégorie au maître d’œuvre.
Les documents d’exécution des ouvrages provisoires de première catégorie sont soumis au visa du maître d’œuvre. Ces documents peuvent être des plans de montage, des notes de calculs, des rapports de vérification… Ce visa n’est pas exigé pour les ouvrages provisoires de deuxième catégorie, cependant un jeu complet de ces documents est tenu à la disposition du maître d’œuvre, sur le chantier.
Exemples d'ouvrages provisoires
Palées métalliques
Coffrage grimpant et sapine d'accès
Escalier d'accès
Passerelle d'accès
Portique de base vie Attention, certains matériels ne sont pas des ouvrages provisoires :
Engin de transport sur roues
Monte-matériaux et personnes
Banche métallique standard