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    Précautions d’utilisation

    Il est conseillé de limiter les systèmes à serrage aux garde-corps périphériques temporaires de classe A lorsque l’angle d’inclinaison de la surface de travail par rapport à l’horizontale est inférieur à 10°. En outre, on veillera à ce que la structure d’accueil résiste aux efforts statiques pour lesquels le système de protection est conçu.

    Définitions à connaître
    • Garde-corps périphérique : ensemble de composants destinés à protéger les personnes contre les chutes vers un niveau inférieur et à retenir des matériaux. Un garde-corps périphérique comprend au moins une lisse haute et une lisse intermédiaire ainsi qu’une plinthe.
    • Lisse haute : élément continu formant la partie supérieure du garde-corps périphérique.
    • Lisse intermédiaire : élément continu disposé entre la lisse haute et la surface de travail.
    • Protection intermédiaire : barrière de protection installée entre la lisse haute et la surface de travail, par exemple, sous forme d’une structure treillis ou d’un filet de sécurité.
    • Plinthe : placée sur la surface de travail, cette planche est spécialement prévue pour empêcher la chute de matériaux, de personnes.
    • Potelet : c’est le principal élément vertical du garde-corps périphérique, auquel sont fixées les lisses et les plinthes.
    • Coulisseau : cette pièce de guidage suit une ligne qui constitue son support.

    Pinces à une ou à plusieurs positions

    Ces pinces comportent un dispositif de fixation par serrage sur lequel sont soudés des fourreaux destinés à enficher des potelets avec embout de 25 mm ou de 40 mm de diamètre. Elles s’adaptent à des structures d’accueil horizontales, verticales et parfois obliques. Le système doit s’engager sur toute sa longueur sans pouvoir pivoter sur le support, ni glisser hors du support en cas de sollicitation du garde-corps.

    Pince à trois positions. Pince à trois positions. ©DR

    Potelets pince-dalle

    Uniquement destinés à des structures horizontales d’accueil, les potelets pince-dalle comportent une mâchoire inférieure que l’on relie à une manivelle de serrage/desserrage par la vis sans fin dans le corps du potelet.

    Potelets à trépied

    Les potelets à trépied ne s’adaptent qu’à des structures d’accueil horizontales qui embarquent des points d’accrochage sur leur crochet situé en partie basse. Les structures d’accueil sont en général des prédalles munies soit de boucles d’ancrage spécifiques pour potelets, soit de raidisseurs à treillis.

    Coulisseaux pour poutrelles

    Les coulisseaux se fixent sur des poutrelles d’étaiement en bois ou en aluminium posées soit sur chant, soit à plat. Dans leurs fourreaux s’enfichent des potelets dotés d’un embout de 25 mm ou de 40 mm de diamètre. On serre le coulisseau sur la poutrelle grâce à une poignée reliée à une tige filetée à l’extrémité de laquelle se fixe un disque métallique.

    Systèmes à serrage pour dalles alvéolaires

    Il en existe deux types. On trouve d’abord les systèmes à serrage pour dalles alvéolaires d’une largeur de 1,20 m ou inférieure. Ils comportent des fourreaux pour enficher les potelets d’un embout de 25 mm ou de 40 mm de diamètre. Les deux mâchoires du système se positionnent au niveau de la partie supérieure du profil de la dalle alvéolaire. On les fixe d’abord en préréglage de l’extension de la partie coulissante puis par un réglage fin et un serrage au moyen d’un système à vis.

    Viennent ensuite les systèmes à serrage dans un joint entre deux dalles alvéolaires. Ces équipements monoblocs disposent d’un châssis muni de deux roues à l’avant et de deux pieds incluant le système de serrage à l’arrière. Après avoir engagé les deux pieds dans le joint formant l’espace entre deux dalles, l’action sur la manivelle génère l’écartement entre les parties fixes et mobiles des pieds et leur blocage dans le joint. Ce qui solidarise l’équipement au plancher.

    Garde-corps complets extensibles

    Utilisés principalement dans les baies, ils comportent une partie fixe et une partie coulissante. On les maintient en tableau de baie par des tétons ou des équerres intégrés au système. On bloque l’équipement par serrage au moyen d’un dispositif à vis.

    Système de protection plaquée. Système de protection plaquée. ©DR

    Protection plaquée à tiges traversant un voile

    Ces systèmes se positionnent à proximité de la face externe du voile. On remplace les potelets classiques par des montants qui adaptent le niveau des lisses à celui de la surface de travail. Ces systèmes se fixent à l’ouvrage par serrage d’une tige filetée à travers le voile.

    Dispositif de fixation à travers un voile. Dispositif de fixation à travers un voile.

    Point de vigilance : montage et démontage du garde-corps

    Une attention devra être apportée au montage-démontage de l’équipement. A minima un dispositif de retenue sera utilisé pour cette opération.

    Sur le même thème, voir également :

    Réglementation

    Les travaux temporaires en hauteur doivent être réalisés à partir d'un plan de travail conçu, installé ou équipé de manière à préserver la santé et la sécurité des travailleurs (article R4323-58 du Code du travail).

    Afin de prévenir les risques de chute, les travaux en hauteur à partir d'un plan de travail imposent la mise en place de mesures de protection collective, soit par des garde-corps intégrés ou fixés de manière sûre, rigides et d'une résistance appropriée, soit par tout autre moyen assurant une sécurité équivalente (article R4323-59 du Code du travail).

    Les garde-corps doivent être placés à une hauteur comprise entre un 1 m et 1,10 m et comporter au moins :

    1. une plinthe de butée de 10 à 15 cm, en fonction de la hauteur retenue pour les garde-corps ;
    2. une main courante ;
    3. une lisse intermédiaire à mi-hauteur.

    Lorsque ces dispositifs ne peuvent pas être mis en place, des dispositifs de recueil souples sont alors installés et positionnés de manière à permettre d'éviter une chute de plus de trois mètres (article R4323-60 du Code du travail).

    Enfin, lorsqu'aucune de ces mesures de protection collective n'est possible, la protection individuelle des travailleurs est assurée au moyen d'un système d'arrêt de chute respectant les conditions de l'article R4323-61 du Code du travail.

    Références normatives complémentaires

    Les solutions en relation

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