Stabilité de la PTE sur ses appuis
Une PTE fixée directement sur un mur plein exerce une pression sur les supports ancrés (charges verticales) et une poussée sur le mur (au droit du pied des consoles).
Lorsque le mur comporte des baies ou autres ouvertures, reprendre cette poussée :
- soit par des rallonges horizontales qui reportent la poussée sur des trumeaux ou des poteaux ;
- soit par des rallonges verticales qui reportent la poussée sur une allège ou une rive de plancher ;
- soit par des systèmes déportés qui transmettent les efforts derrière la poutre de rive.
Ce choix tient compte :
- des portées des rallonges et de leur capacité à transmettre les efforts ;
- de l’encombrement horizontal de ces pièces entre deux PTE juxtaposées ;
- de la capacité des parties d’ouvrage d’appui à résister aux efforts reçus.
Pieds de reprise
Si l’ouverture dans le mur est trop grande et que les supports ne peuvent pas être ancrés dans le gros œuvre, utiliser des pieds de reprise pour recevoir les charges verticales, les efforts de traction et de poussée.
Ces rallonges horizontales ou verticales de pied de console sont conçues pour :
- recevoir les différents efforts sans risque de flambement (éviter les coulisses ou vérins de longueurs excessives, réduire les jeux) ;
- transmettre ces efforts au gros œuvre et exclure les transmissions par frottement.
Stabilité de l’ensemble PTE / banches
Une banche convenablement ancrée sur la PTE n’apporte pas de poids supplémentaire, déplace le point d’application de son poids, transmet un effort horizontal sur la PTE et son moment de renversement à la PTE vers l'extérieur ou l'intérieur du bâtiment.
La stabilité de ce moment peut être assurée par une butée convenable en tête de PTE sur le gros œuvre (à justifier par le calcul) ou par un accrochage des pieds de consoles au gros œuvre. Pour cela, il est conseillé de fixer les rallonges verticales dans les trous d’accrochage des supports laissés libres à l’étage inférieur.
Stabilité de l’ancrage des supports
Cet équipement est prévu pour résister à l'ensemble constitué par le poids propre de la PTE et du support, les charges dues à la circulation du personnel, aux charges d’exploitation (coffrages et pièces accessoires approvisionnées pendant les opérations de coffrage) et à la force du vent.
Deux types d’ancrage dans le mur : la tige d’ancrage (diamètre d) passe soit à travers un trou réservé dans le mur (diamètre D > d), soit à travers un tronc de cône d’appui placé dans une réservation idoine dans le mur. Le couple de serrage est défini dans la notice du fabricant.
Privilégier les ancrages manipulables depuis l’intérieur du bâtiment aux attaches volantes manipulables de l’extérieur.
Ancrage dans un linteau ou une poutre en retombée
Dès l’étude de l’implantation des PTE, le bureau d’études vérifie la résistance de l’élément dans lequel est ancré le support. Les tiges d’ancrage implantées dans un linteau ou une poutre en retombée présentent un risque particulier de faiblesse. À défaut d'une résistance suffisante, il faudra définir son renforcement.
Cas du béton armé : implanter le trou d’ancrage au-dessus du lit inférieur d’armatures, lui-même repris par des étriers adaptés.
Dans tous les cas, le chantier doit bénéficier d’un plan explicite.
Stabilité du mur supportant une PTE
Les PTE sont généralement mises en place sur des murs tenus en tête par leur plancher haut.
Certaines configurations exceptionnelles échappent à cette règle : murs contreventés verticalement ou présentant une résistance ou une géométrie adaptée. Dans ce cas, il faudra prendre des mesures pour assurer la stabilité du mur : renforcement des armatures à l’encastrement (notamment à la base), délai supplémentaire de durcissement suffisant du béton, etc.