Même dans une opération de 3e catégorie, plusieurs situations méritent une attention soutenue.
Le premier point de vigilance concerne la coactivité. Dès lors que plusieurs entreprises interviennent sur un même site, même sur des durées courtes, et même de façon successive, le risque d’interférences entre activités augmente. Protections collectives, circulations, levage, manutention, accès aux zones de travail, installations d’hygiène, stockage des matériaux et bien d’autres encore doivent être anticipés.
Second point à surveiller : un des axes spécifiques dans la gestion de la coactivité concerne les travaux à risques particuliers. Une opération peut rester classée en 3e catégorie tout en comportant des tâches présentant des risques importants : travaux en hauteur, manutentions lourdes, interventions en milieu contraint, coactivité avec réseaux ou zones occupées, matériaux contenant de l’amiante par exemple. Le niveau de catégorie ne doit donc jamais conduire à négliger la nature des risques réels.
Le troisième point porte sur l’évolution du chantier. Un projet bien cadré au départ peut rapidement devenir plus complexe si le planning est modifié, si un lot prend du retard ou si des interventions non prévues viennent s’ajouter. Le coordonnateur SPS doit donc rester attentif aux changements en phase travaux et réévaluer, si nécessaire, les mesures de prévention. Dans le cas des opérations de 3e catégorie, les entreprises interviennent dans des délais courts, avec des enchaînements complexes et des situations de travail liées à l’environnement qui évoluent plus vite que sur des opérations plus importantes.