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Covid-19 et canicule, comment s’organiser ?

- Mise à jour le 22/06/2020 17:00

Lors des fortes chaleurs, plusieurs solutions peuvent être mises en place sur les chantiers : surveillance de la météo, adaptation des horaires de travail… À ces mesures s’ajoutent des précautions spécifiques pour se protéger du Covid-19, notamment le port du masque à concilier avec l’hydratation régulière.

Un compagnon se désaltère sous un abri sur un chantier

 

En période de canicule, la première mesure de sécurité consiste à vérifier quotidiennement les conditions météorologiques et les bulletins d’alerte afin d’évaluer le risque au jour le jour. La vigilance est nécessaire dès que la température dépasse les 30° C à l’ombre et accrue dès lors que les températures nocturnes sont supérieures à 25° C.

Dans un contexte de grande chaleur associée au travail, il faut être vigilant quant aux tâches à exécuter. Cela implique par exemple de limiter le travail physique et de réaliser les tâches lourdes tôt le matin, de prévoir et de fournir des aides à la manutention (des abris et des brumisateurs). La vigilance doit être renforcée face à certains types de travaux, comme les interventions sur les toits pour les couvreurs, ou sur les enrobés pour les opérateurs des travaux publics.

Boire au moins 3 litres d'eau par jour

Sur les chantiers du BTP, les employeurs sont tenus de mettre à la disposition des travailleurs trois litres d’eau, au moins, par jour et par travailleur. Il est recommandé de boire régulièrement (un verre d’eau fraîche toutes les 20 minutes), même si l’on ne ressent pas la soif, ne pas consommer d’alcool et manger salé pour compenser l’élimination des sels minéraux. Pour savoir si l'on a assez bu, la couleur des urines est un bon indicateur. Lorsqu’elles sont claires, l’hydratation est suffisante et tout va bien. En revanche, plus elles sont foncées, plus elles indiquent un état de déshydratation.

Masque et distanciation physique face au coronavirus

En période de Covid-19, avec un masque sur le visage, prendre un verre ou plusieurs grandes gorgées d’eau toutes les 20 minutes n’est pas si simple. La première précaution à prendre est de se laver les mains au savon avant de boire. Ne pas faire glisser le masque sur le cou ni le remonter sur le front. Il faut le décrocher d’un côté en ne touchant que l’élastique, le laisser pendre pendant qu’on boit, puis le repositionner délicatement. Afin que le port du masque ne soit plus nécessaire, il est important d'organiser le chantier de manière à ce que la distanciation physique entre les travailleurs (au moins un mètre) soit respectée. D’autant que l'utilisation du masque dans un contexte de canicule peut être perçue comme pénible par les salariés.

 

Adapter l'habillement

Les fortes chaleurs nécessitent de porter des vêtements adaptés. Les couleurs claires favorisent l’évaporation de la sueur (le travail en bermuda est interdit et le torse nu est dangereux pour les coups de soleil). Même en cas de hausse du mercure, le casque et les chaussures de sécurité doivent être conservés. Enfin, il faudra penser à protéger les yeux avec des lunettes de protection teintées.

Vigilance partagée

Chaleur... et contact ! En effet, en situation de canicule la surveillance mutuelle est particulièrement recommandée. Il est important d'être à l'écoute de ses salariés et compagnons de travail qui pourraient peiner. Il s'agira donc de privilégier le travail d'équipe et d'inciter à ce que chacun soit attentif à l'autre. Pour limiter le temps d'exposition au soleil, il est également conseillé d'effectuer une rotation des tâches lorsque des postes moins exposés en donnent la possibilité. Le nombre de pauses peut aussi être augmenté.

Savoir reconnaître le coup de chaleur

Le coup de chaleur, qui correspond à une élévation de la température du corps au-delà de 40,6° C, est une urgence vitale. Il est donc important de connaître les signes d’alerte (anomalies du comportement, grande faiblesse ou grande fatigue, vertiges, nausées, vomissements, soif intense…) et réagir précocement. En attendant les secours, il s’agira de réfrigérer au maximum le malade : lui enlever ses vêtements, le ventiler et l’asperger d’eau fraîche. Souvent mortel, le coup de chaleur doit être pris en charge et soigné rapidement pour ne pas entraîner de séquelles.
 



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