L'employeur doit évaluer les risques liés aux rayonnements ionisants afin d'identifier les situations d'exposition et de déterminer les mesures de prévention. Cette évaluation prend en compte les sources de rayonnements, la nature des sources de rayonnements ionisants, le type de rayonnement ainsi que le niveau, la durée de l'exposition etc. Lorsque les résultats de l’évaluation des risques mettent en évidence un risque d’exposition susceptible d'atteindre ou de dépasser certains niveaux fixés par le Code du travail, l'employeur procède à des mesurages sur le lieu de travail et mettre en œuvre des mesures destinées à réduire l'exposition (mise en place de procédés de travail n'exposant pas ou entraînant une exposition moindre ; équipements de travail appropriés émettant des niveaux de rayonnements ionisants moins intenses ; mise en œuvre de moyens techniques visant à réduire l'émission de rayonnements ionisants des équipements de travail etc.).
Les résultats de l’évaluation des risques doivent être conservés, intégrés au document unique.
Par ailleurs, les salariés exposés au radon font l'objet d'une surveillance dosimétrique individuelle lorsque leur exposition est supérieure à une certaine dose annuelle. Ils reçoivent une formation en rapport avec les résultats de l'évaluation des risques résultant de l'exposition des salariés aux rayonnements ionisants.
Certaines activités nécessitent une qualification spécifique pour manipuler les équipements (notamment un certificat d'aptitude spécifique (CAMARI)). Enfin, les affections liées aux rayonnements ionisants peuvent être reconnues comme maladies professionnelles dans les conditions prévues par le Code de la sécurité sociale.