Le risque silice

Le risque silice

En France, 295 000 salariés tous secteurs confondus seraient concernés par l’exposition à la silice cristalline*. Dangereuse pour la santé, La silice cristalline est présente dans de nombreux matériaux (bétons, mortiers, colles, matériaux à base de céramique : carrelage,...). Le sablage ou le ponçage de béton, la découpe de carrelage ou d’ardoises, la maçonnerie, les travaux de terrassement ou encore les travaux de démolition exposent les travailleurs aux poussières chargées de silice cristalline.
* Enquête Sumer 2010

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Les risques

La silice (Si), omniprésente dans la croûte terrestre, existe sous différentes formes. Seule la silice cristalline, présente sous formes de quartz, de cristobalite ou de tridymite est dangereuse pour la santé. La silice cristalline est classée « cancérogène certain » pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). C’est un agent chimique dangereux (ACD) qui fait l’objet d’une VLEP contraignante (sur 8h00) et d’un tableau de maladies professionnelles au régime général.

Silice cristalline : qui est concerné ?

Silice5

On retrouve la présence de silice cristalline au sein de mélanges soumis à étiquetage (sac d’enduit) et/ou libérée au cours d’un procédé de travail (découpe de pierre siliceuse par exemple). Elle se présente sous forme de poussières dans plusieurs activités comme la découpe, le sciage, le ponçage, le perçage du béton, des pierres siliceuses, de matériaux à base de céramique (carrelage), de concassage, de démolition et de rénovation, de décapage au jet de sable de façades (ravalement), mais également lors de la fabrication du béton ou du creusement de tunnel et de travaux de terrassement.

A retenir

Les expositions à la silice cristalline sont souvent plus élevées sur les chantiers de rénovation (démolition, perçage de murs) que sur les chantiers de constructions neuves.

Certains métiers sont particulièrement exposés :

  • Maçons, manoeuvre, démolisseur : balayage du chantier, démolition manuelle.
  • Sondeur-foreur, électricien : perçages répétés, ponçage à sec, tronçonnage.
  • Ravaleur, sableur : décapage et sablage à sec.

Malgré des améliorations (béton prêt à l’emploi, béton nécessitant  moins de finitions...) qui ont fait diminuer la fréquence d’exposition à la silice cristalline au  cours du temps, beaucoup de tâches se font encore à sec et entraînent une forte exposition.

A consulter

La Dirrecte et la Carsat Pays de la Loire ont réalisé avec le service médical inter entreprise de l’Anjou une brochure BTP et silice.
Consulter la brochure

Guide Contrôle de la concentration en silice cristalline dans l’atmosphère des lieux de travail, téléchargeable sur le site INRS.
Télécharger le guide

Fiche toxicologique "Silice cristalline" téléchargeable sur le site de l'INRS.
Télécharger la fiche

Présentation d’une matrice emplois-expositions aux poussières alvéolaires de silice cristalline libre (INVS)
Voir la matrice

 

Silice et effets sur l'organisme

poumon

Les particules de poussières de silice cristalline peuvent être très fines (d'un diamètre inférieur à 5 microns).  Invisibles à l'œil nu, elles peuvent rester longtemps en suspension dans l'air ambiant. Les plus fines de ces poussières peuvent être inhalées et pénétrer très profondément dans les poumons pour atteindre la région alvéolaire pulmonaire et sous certaines conditions (fréquence et intensité d’exposition) s’y accumuler.

De l'irritation au cancer broncho-pulmonaire

L’exposition ponctuelle à la silice est source d’irritations, notamment pour les yeux, le nez, la gorge et les voies respiratoires.
Elle provoque une sécheresse de la bouche et de la gorge, un larmoiement, une toux irritative. Les particules les plus grosses sont arrêtées au niveau du nez et des bronches. Les particules plus fines dites "alvéolaires" poursuivent leur migration jusqu’au plus profond des poumons, déclenchant une réaction inflammatoire de l’organisme.
Le stade ultime de cette inflammation est la silicose (fibrose) qui se traduit d’abord par des essoufflements puis par une insuffisance respiratoire.
Les maladies liées à la silice surviennent la plupart du temps après une  longue durée d’exposition. Elles peuvent apparaître ou s’aggraver après la fin de l’exposition.
L’exposition à la silice cristalline peut aller jusqu’à entrainer des cancers broncho-pulmonaires.
Les travaux exposant à la silice cristalline font l’objet d’un tableau de maladies professionnelles au régime général (tableau n°25).

A retenir

Le tabac et les irritants pulmonaires (vapeurs organiques de solvants) agissent comme facteurs aggravants.

Nombre de maladies professionnelles "Silice" déclarées en France

1985

2000

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

35

15

11

15

12

11

13

12

11

14

18

20

19

A noter : La silice cristalline est classée cancérogène catégorie 1 (produit cancérigène avéré pour l’homme) par le Centre international de recherche sur le cancer depuis 1997.

Pour aller plus loin 
L’institut national de veille sanitaire (INVS) a publié un rapport intitulé Éléments techniques sur l’exposition professionnelle aux poussières alvéolaires de silice cristalline libre.
Consulter le rapport

Enquête Ipsos

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