Matériaux fragiles en couverture
Les toitures fragiles sont principalement celles composées de plaques fibres-ciment neuves (avec fibres de cellulose) ou anciennes (souvent composées de fibres d’amiante, interdites à la vente depuis 1997).
Mais les matériaux fragiles, concernent aussi les diverses plaques (planes, ondulées ou nervurées, teintées ou non, translucides) réalisées en verre (armé ou non), fibres asphaltées, résine de polyester (avec ou sans fibres de verre), polycarbonate (chlorure de polyvinyle et plus généralement les polymères thermoplastiques), les toitures traditionnelles en chaume, les tôles ondulées d’épaisseur inférieure à 80/100 de mm, neuves ou dégradées par le temps.
Plus généralement, les toitures fragiles sont constituées d’un matériau qui, neuf ou après vieillissement (UV, intempéries) ne possède pas les caractéristiques de résistance nécessaires pour supporter la masse d’une personne et résister à la chute d’une personne.
En outre, pour les travaux neufs ou de remplacement complet d’une couverture, on assimile les bacs métalliques auto-portants à des matériaux peu résistants jusqu’à leur fixation définitive.
Enfin certaines plaques servent de sous-toiture :
- Support de tuile de type « canal »
- Panneaux de contreplaqué ou d’aggloméré support de revêtement d’étanchéité
Elles doivent également être considérées comme fragiles, n’étant pas non plus conçues pour supporter un opérateur.
Les lanterneaux d’accès en toiture terrasse sont également à inclure dans les matériaux fragiles, lorsqu'ils ne sont pas équipés de grille antichute.
Charge admissible
Les plaques en fibres-ciment, qui constituent la grande majorité des plaques employées (tout comme les plaques translucides), quel que soit leur âge, leur marque ou leur type, ne sont pas conçues pour résister au poids d'un homme : elle sont dimensionnées pour des charges de neige, de vent, mais pas pour l’appui ponctuel d’un opérateur. Les fiches techniques de ces matériaux rappellent notamment que les intervenants en toiture doivent travailler sans prendre appui directement dessus.
Accès pour le repérage
Le besoin de repérage en toiture se fait sentir très en amont du chantier : dès la phase devis, pour la réalisation du diagnostic et des mesures.
La fragilité du support est souvent méconnue ou sous-estimée : les opérateurs circulent directement sur la couverture en matériau fragile.
Sur les deux dernières années, 25 % des accidents liés à des toitures fragiles concernent une phase de repérage (ou de préparation de devis). Les accidents ont lieu, dans la grande majorité des cas, lors de travaux de courte durée.
En tout premier lieu, cherchez à éviter les risques en supprimant le danger ou l'exposition au danger.
A minima, lors de la première prise de contact, il est indispensable de se renseigner sur les possibilités d’accès en toiture et/ou de mesure à distance. Privilégiez le drone comme moyen de repérage.
De nombreux prestataires proposent de réaliser pour vous cette phase par drone, accompagné d’un traitement des données pour réaliser le métré ou tout autre exploitation des images.
Le drone, couplé à une tablette tactile, effectue les prises de vue du bâtiment, qui sont instantanément transférées à un logiciel de maquettes 3D.'> Il est possible d'utiliser un drone et un logiciel de gestion pour le métré de couverture.
Ces solutions sont économiquement avantageuses, au regard du temps gagné et des risques évités.
Si cette solution ne peut être retenue, des moyens de protection sont à mettre en œuvre, équivalents à ceux décrits dans les paragraphes suivants.